
La scène se passe au domicile de Jules TOILLIEZ, rue des Bailles à Obies. Les quatre hommes assis affichent une assurance tranquille, leurs postures sont typiques des portraits photographiques du début du XXe siècle, un se tient debout au centre, derrière une table. Leur tenue (vestes sombres, casquettes plates, cravates) montre que la chasse était aussi une activité sociale où l’on soignait son apparence. Cette photo prise avant 1914 avec Jules TOILLIEZ (1872-1963) assis à droite avec son chapeau, de l’autre côté à gauche son fils Jules (1894-1916) tué en 1916 lors de la grande guerre, debout derrière avec le chien, Marc (1896-1982) le deuxième fils de Jules. Les deux personnages assis autour de la table sont inconnus, où est posé un pichet, les verres remplis témoigne du “verre de l’amitié” qui clôture traditionnellement la journée Les fusils sont tenus verticalement, soulignant la fierté des participants. Les deux chiens de chasse occupent le premier plan. Leur présence est essentielle car ils étaient les partenaires de travail indispensables du chasseur.
