Au premier plan à droite, on distingue nettement l’enseigne “Bascourt-Thermy”. Il s’agissait d’une boutique locale dont la devanture en bois et les volets roulants métalliques étaient très modernes pour l’époque. On aperçoit des enfants en tablier, des femmes avec de longs jupons et des travailleurs devant une petite charrette. Le pavage irrégulier de la rue témoigne de l’urbanisme de l’époque.


Merci beaucoup aux concepteurs et réalisateurs du site, très pratique.
La lecture du bulletin N°65 et en particulier l’article « CHOMO le Berlaimontois des forêts » m’a rappelé quelques souvenirs d’enfance, son père Edmond tenait son magasin d’articles de pêche au N° 9 rue de l’Eglise et depuis ma naissance et jusqu’en 1958 je demeurais au N°6 (je suis le N° 959 au recensement de 1946) et il m’avait montré, alors que j’avais 5 ou 6 ans les asticots vivants qu’il vendait comme appâts dans sa boutique. C’était la première fois que je voyais des vers (j’en verrai bien d’autres et des plus gros pendant mes 22 ans d’Afrique Noire).
Ceci me permet de corriger une des erreurs relevées dans l’article « la ruelle des Juifs à Berlaimont » du bulletin N° 38 dans sa partie « reconstitution des commerces de la rue de l’Eglise ». Le N°11, le débit de tabac, voisin de Monsieur CHOMEAUX, était tenu par mon grand-père Henri BERARD, depuis la guerre (N° 940 du recensement 46) né à Berlaimont en 1883, marié en 1909 à une Berlaimontoise Angèle CHODOIS, ancien combattant de guerre 14-18 et mort à Berlaimont en 1971. GODART est le nom de jeune fille de ma mère, qui tenait avec mon père Raymond BERARD fils d’Henri, au 6 rue de l’Eglise, c’est-à-dire en face du débit de tabac, un commerce « Chapellerie-Confection-Vêtement de travail », suivant la publicité figurant sur un programme du Bouzouc, jusqu’en 1949. Ni son épouse Angèle, ni sa belle-fille Marie-Louise BERARD-GODART ne portaient de voilette et encore moins de cicatrice. Par contre, la présence de chapeaux s’expliquait par le commerce de son fils, qui mettait certaines pièces à l’exposition sur forme en bois (confusion entre PIERARD et BERARD). Il n’y a eu aucun successeur à mon grand-père, la licence de débit de tabac ayant été cédée à Madame Renée SEILLE-SAVOIE du Café des Sports rue du 5 Novembre, suivant un accord existant depuis plusieurs années. En 1967, le 11 rue de l’Eglise devenait donc la maison PEPPA.
Je suis surpris de la confirmation annoncée du docteur DECAVEL, car il connaissait très bien la famille, ne serait-ce que pour m’avoir pratiqué une réduction fermée à la maison (radiologue Aulnoye et pas d’hopital à cette période) en juin 1962 une fracture tibia-peronné (Vespa !) me permettant de passer mon bac avec des béquilles.
Il y aurait beaucoup d’autres remarques à faire sur ce bulletin, ne serait-ce que la négation du passé de la ruelle des Juifs qui contredit le bulletin N°05, pourtant repris récemment dans un document de 2023 « Les Juifs du Nord et Pas-de-Calais : Histoire des Juifs à travers les toponymes » © Frédéric Viey. Mais, il faut mieux attendre que le problème de la « verrue » soit définitivement résolu avant de relancer le débat.
Bonsoir Monsieur,
Un très grand merci pour toutes ces précisions qui apportent un inestimable témoignage sur la vie du “coeur de ville” de Berlaimont au siècle dernier.
Et un merci tout particulier pour la localisation du magasin d’Edmond CHOMEAUX que nous avons eu du mal à repérer de façon certaine.
Vos souvenirs sont restés vifs et montrent un attachement profond pour ces deux rues bien connues des Berlaimontois.
Vous pourriez, si vous le souhaitez, proposer un correctif et offrir à chacun de précieuses informations qui feraient l’objet d’une publication future dans notre Bulletin ou notre Site. Plus largement, nous sommes aussi preneurs de tout autre témoignage, histoire ou anecdote qui se seraient passés sous notre beau “clocher à bulbe” ou sur l’ensemble de notre territoire avesnois …
Nous avons pensé cet endroit comme un lieu de partage et de connaissances et ce serait avec grand plaisir que nous relaierions vos bons mots !
En vous remerciant vivement,
PB/CHGB